Tout s'efface
Des grésillements de la peau en noir et blanc
Aux caresses matinales te ressemblant
Des dessins à la craie sur un tableau trop noir
Aux énigmes effacées d'une Simone de Beauvoir
Des lance-paillettes comme des yeux doux
Aux pieds sous la table sauce aigre-doux
Des clés qui se portent bien près d'un J argenté
Aux serrures qu'on n'a pas su ouvrir sans s'esquinter
Des sourires derrière la porte en t'attendant
L'oeil à lorgner comme un pirate dépendant
Aux regards ouverts toute la nuit rouge
Où je me retourne sous les draps sans que tu n'bouges
Des orages des tempêtes des matins blêmes comme l'automne
Alors que le mois de juillet pointe son nez sur la côte bretonne
Nous n'avons pas vu la gomme
Nous n'avons pas vu les crayons sans mine
Qui arrache le papier comme mes ongles sur ta peau
Et qui brûle qui rougit
Comme mes yeux la nuit
Tout s'efface dans l'obscurité, et j'ai peur de mes pores
Quand elle esquisse au coin d'une goutte de sueur
Un blasphème.
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Et mon corps me dégoûte
De larmes et de sueur sur un visage docile
Comme une ombre mobile
Qu'on n'a pas écout-
Et j'ai tué le malin
Par un mâle malsain
Le cri dans ma gorge ressemble à celui d'une mouette,
Hyène volante qui tourne autour d'elles-mêmes, sans cette
Honte viscérale, de la victoire du corps sur l'âme
Quand celle-ci revient à l'assaut
Me tabassant dans mes sanglots
Et le glas d'un son qui n'est plus mien.
De larmes et de sueur sur un visage docile
Comme une ombre mobile
Qu'on n'a pas écout-
Et j'ai tué le malin
Par un mâle malsain
Le cri dans ma gorge ressemble à celui d'une mouette,
Hyène volante qui tourne autour d'elles-mêmes, sans cette
Honte viscérale, de la victoire du corps sur l'âme
Quand celle-ci revient à l'assaut
Me tabassant dans mes sanglots
Et le glas d'un son qui n'est plus mien.
Anya
Au dessus des nuages
Comme une déesse absurde
Je me sens aveuglée par la lu-
mière des anges qui m'entourent :
Un grain de poussière dans l'océan,
Qui joue au grand requin blanc.
C'est un autre type de monstre qui m'habite
Un monstre joueur, loquace,
Un monstre à soie.
Ma morale le coince, le tabasse dans un coin de mon âme.
Mais elle devient perfide, aussi sale que le monstre :
Anya saigne. Anya jouit.
Sa douleur et sa joie se vivent comme deux voix d'un même concerto,
Une harmonie, une gymnopédie désaccordée.
Je la sens apeurée par mon rythme de vie. Elle me dévore de l'intérieur : ses dents rongent mon coeur, de la taille de tous mes organes. Mon esprit ne vit plus en paix avec mon semblant de mur intérieur. Je découvre un coeur à moi. Celui qui n'est pas dévoué. Je sens dans mon ventre un fantôme qui tape, qui cogne, qui veut s'extirper de mes entrailles.
Mais cette fausse couche me tue.
Comme une déesse absurde
Je me sens aveuglée par la lu-
mière des anges qui m'entourent :
Un grain de poussière dans l'océan,
Qui joue au grand requin blanc.
C'est un autre type de monstre qui m'habite
Un monstre joueur, loquace,
Un monstre à soie.
Ma morale le coince, le tabasse dans un coin de mon âme.
Mais elle devient perfide, aussi sale que le monstre :
Anya saigne. Anya jouit.
Sa douleur et sa joie se vivent comme deux voix d'un même concerto,
Une harmonie, une gymnopédie désaccordée.
Je la sens apeurée par mon rythme de vie. Elle me dévore de l'intérieur : ses dents rongent mon coeur, de la taille de tous mes organes. Mon esprit ne vit plus en paix avec mon semblant de mur intérieur. Je découvre un coeur à moi. Celui qui n'est pas dévoué. Je sens dans mon ventre un fantôme qui tape, qui cogne, qui veut s'extirper de mes entrailles.
Mais cette fausse couche me tue.
Pendaison torride
Là, des lèvres qui tremblent
Comme disent les livres.
Des soupirs à toute heure
Qui s'inspirent et expient.
Ta peau contre la mienne
Pour un ultime élan.
J'aime et je te bouscule :
Pendre tes mains à mon cou.
Les gosiers hurlants de ce cœur,
Que j'entends et battre et bruler,
Ne sont que les flammes du paradis.
Il bat de l'aile,
Lance des pavés dans la mare,
Espérant faire des ricochets.
Des nuages audacieux ont chanté mon voyage
Et ouvert leurs chemins pour les esquisses
Exquises d'un duo.
Jeter un cri comme une algue à la mer.
Des cils larges qui se battent sur mon dos.
Une main à mon cou, pour rougir mon fardeau.
Et des mains de la main, je me suis vue pousser
Des ailes.
Que j'entends et battre et bruler,
Ne sont que les flammes du paradis.
Il bat de l'aile,
Lance des pavés dans la mare,
Espérant faire des ricochets.
Des nuages audacieux ont chanté mon voyage
Et ouvert leurs chemins pour les esquisses
Exquises d'un duo.
Jeter un cri comme une algue à la mer.
Des cils larges qui se battent sur mon dos.
Une main à mon cou, pour rougir mon fardeau.
Et des mains de la main, je me suis vue pousser
Des ailes.
Fusion
Faisons voir ensemble les mots qui nous tremblent
Un soupir dans le vent, un sourire qui s'étend
Sous les battements fébriles d'un cœur qui s'arrête
Indicible. Quand l'amour du corps écartèle l'âme,
Ou lance dans le ventre une vie imp(r)udente,
Nul ne sait que la vie et la mort fusionnent
Dans l'aube et l'aurore, sur les rideaux en sang
Accrochés aux rebords d'un lit las et blanc.
Nous avons fait l'amour, la mort dans l'âme.
Sous les pavés en soie, la vie de l'avide.
Là, nous deux, et lui.
Oblongue découverte, sur le bord de ma peau
Bébé dans un sursaut, comme on appuie sur la gâchette
Sorti de nulle part, du trou noir que j'exècre.
C'est un soudain sanglot qui m'attire vers le gouffre
Un soupçon. Je percute. Et quand la lumière blanche
Rayonne au canon, c'est lui qui sort et moi qui rentre.
Un soupir dans le vent, un sourire qui s'étend
Sous les battements fébriles d'un cœur qui s'arrête
Indicible. Quand l'amour du corps écartèle l'âme,
Ou lance dans le ventre une vie imp(r)udente,
Nul ne sait que la vie et la mort fusionnent
Dans l'aube et l'aurore, sur les rideaux en sang
Accrochés aux rebords d'un lit las et blanc.
Nous avons fait l'amour, la mort dans l'âme.
Sous les pavés en soie, la vie de l'avide.
Là, nous deux, et lui.
Oblongue découverte, sur le bord de ma peau
Bébé dans un sursaut, comme on appuie sur la gâchette
Sorti de nulle part, du trou noir que j'exècre.
C'est un soudain sanglot qui m'attire vers le gouffre
Un soupçon. Je percute. Et quand la lumière blanche
Rayonne au canon, c'est lui qui sort et moi qui rentre.
Quand au premier soupir
Des yeux se sont ouverts :
J'attends mes rossignols.
De grands entrechats
Qui miaulent dans tous les près.
J'entends milles rossignols.
Sous ma poitrine blanche
J'ai l'âme fugitive
Et des piaillements
Qui battent mes pupilles
Comme on bat un tambour,
De leurs serres acérées
Qui ne leur servent pas.
Et ces vies qui vibrent
Sur mon sein glacé.
J'entends cent rossignols,
Je les entends chanter.
Et même après ma mort
Du fond de mes entrailles
Dans un tombé doré :
Toujours ils m'ont parlé.
Des yeux se sont ouverts :
J'attends mes rossignols.
De grands entrechats
Qui miaulent dans tous les près.
J'entends milles rossignols.
Sous ma poitrine blanche
J'ai l'âme fugitive
Et des piaillements
Qui battent mes pupilles
Comme on bat un tambour,
De leurs serres acérées
Qui ne leur servent pas.
Et ces vies qui vibrent
Sur mon sein glacé.
J'entends cent rossignols,
Je les entends chanter.
Et même après ma mort
Du fond de mes entrailles
Dans un tombé doré :
Toujours ils m'ont parlé.
J'ai retrouvé le temps perdu
Il était sous mon lit
Tâché de bleus et de cris
Balayé, sans soucis
J'ai effleuré le mal
Sur sa peau de laine
Il s'effeuillait et ses pétales
Pleuraient
J'ai rejoint le petit prince
Sur sa lune lointaine
Quand la terre se couchait,
Je voyais des cratères
J'ai songé au cristal
Brillant passé dans mes pupilles
Eclat clinquant dans mes cheveux
Juste une danse sur l'herbe
J'ai cru voir le rouge et puis
Le noir.
Ce soir la nuit ne tombera plus d'amour
Des allures de mes nuits, j'ai longé mes artères
En soupir pourfendeur d'un air délétère.
J'ai croisé des sauvages dont les épées célestes
Vibraient dans l'oxygène comme une flamme en zeste
De citron frappé. Cette amertume qui me prenait,
Je l'ai vu dans trop d'yeux
Dans trop de cœurs,
Quand à 6 ans à peine, le monde paraît fade
Quand les gens oublient leurs rêves,
Quand s'efface des trêves aux quais maussades.
Et quand mes teenage years se sont lancées
Sur des airs de teenage fears
J'ai cru crier society
Just means anxiety.
J'ai juré sur ce monstre
Hybride entre information et promotion,
Qui s'appelle Journalisme.
Et de mes rêves adolescents,
J'ai cru pouvoir enfin
Donner à cette étoile une ampoule nouvelle,
Et des mains de la main, je me suis vue pousser
Des ailes.
Une fée en voile, comme des cheveux lâches
Décapotés, a volé vers la Lune.
J'ai regardé mes pieds et j'étais dans le noir.
Ils mimaient le crawl pour fuir le désespoir.
M'approchant de l'orbite de ce rond blanc
Je t'ai vu.
Tu étais légère comme une jeune fille
Sur la pointe des pieds
Sur le point de craquer
Pointer un baiser.
Ta bouche qui atterrit sur ma joue timide
A laissé des brûlures, incandescente.
C'est une raison soudaine, comme une algue à la mer
D'amer vaguement houleuse,
Qui donna la larme.
Me ramenant sur terre de sa faux,
Elle éclaircit mes nuits blanches
Dont les insomnies mouvantes
Coulent dans le sablier.
Endormie par la lenteur du quotidien,
Je conçois des fantasmes pleins de
Paradoxes.
Encore des rêves qui me font la mort.
Moaning Julie Blues,
Je porte ma blouse bleue au labo des délires.
Robot sans souci, je souris et ris jaune mécanique.
Les traits de cette machine instable qui me tient
Dont mes pieds portent le corps
Et le corps porte le cœur,
Semblent se dissoudre à l'horizon.
Les promesses sont l'infini,
Des certitudes dont on ne voit le bout.
Je promets donc la fin de ma parole
Sur un air de guitare.
Et sur cette ligne plate de la campagne qui m'entoure,
Je dessine du bout des doigts un talisman
Qui portera les écorchures de moi,
Qui protège le toit de mes nuits.
Et chaque foi où la fée redevient,
Je fais ci, je fais ça, je félicite mes émois
Qui me rendent l'esprit heureux.
Je mets mon âme dans ma vie et
Ma vie dans mon coeur. Les ailes battent
Comme des cils séduisants.
L'envol est prometteur quand le rêve se ment.
Mais une semence naturelle n'est pas grand chose
Dans une forêt où les ombres des arbres
Sont des feuillages de verre,
Où la lumière se réverbe quand l'allumeur l'allume,
Quand le prince blondinet utilise son écharpe
Contre la toux des roses, contre toutes les blondes
Les cigarettes, les bières et même les femmes.
Un robot à soupirs boiteux s'avance sur le rivage,
Enjambe le blanc bateau de vagues anthropophages.
On le voit dévêtu, courir à plein poumons
Sur l'odeur orangé du tableau de ce ton ;
Il attrape dans le noir un poignet de sable
Auquel Charon donne soudain un coup de palme.
Livide de l'espace, l'homme emporte avec lui
Ses souvenirs, ses chants, ses Modigliani.
Et un jour
On apprend, dans la bouteille salée, au fond
Que le bonheur se finit au bout de l'horizon.
Et plus le temps passe là où je ne l'attend pas
Plus je me vide d'eux tous comme un air qui s'évade
Quand avant chère amie j'étais celle de tout le monde
Je me trouve aujourd'hui Différente et lointaine
Ne pas puiser mes joies, ne pas puiser ma peine
Au même puits qu'eux tous, qui frôle les pâquerettes
Le mien est plus profond, il creuse les cœurs lourds
Et les âmes solitaires ; Il lance des cris à tour de bras
Volatile sibylle aux allures néophytes
Des amants d'autrefois
Dans une longue solitude, j'ai trouvé mon amie
La plus chère, la plus tendre, la plus douce parfois
Qui me chante la nuit ma folie sauvageonne
Ses cheveux roux superbes comme des auréoles
C'est mon ange extatique, qui relie mon âme molle
A ces tripes exsangues qui plongent dans ma mer
Furieuse, tumultueuse
Des vagues sur mes pores
Mais la plus proche amie n'est parfois qu'un soupir
Quand il s'agit d'aimer, et de sa brume chaude
Elle parcourt mon corps qui refroidit le sien
J'ai peur de trop aimer ; ma solitude se perd
Et subit un supplice
Que je lui ordonnais
Et toujours dans ce monde, quand j'aimais quelque chose
Je l'ai aimé très fort, bien plus que les mots
(Car même les mots que j'aime ne me sont que des maux
Que jamais je n'arrive à coucher sur papier)
Et j'ai joui souvent d'une nature belle
Une nature dansante
Mais je ne connaissais personne
Qui aima comme j'aime
Alors j'ai aimé seule
Tout sujet de mon âme
Ouragan de sentiments.
Plus je me vide d'eux tous comme un air qui s'évade
Quand avant chère amie j'étais celle de tout le monde
Je me trouve aujourd'hui Différente et lointaine
Ne pas puiser mes joies, ne pas puiser ma peine
Au même puits qu'eux tous, qui frôle les pâquerettes
Le mien est plus profond, il creuse les cœurs lourds
Et les âmes solitaires ; Il lance des cris à tour de bras
Volatile sibylle aux allures néophytes
Des amants d'autrefois
Dans une longue solitude, j'ai trouvé mon amie
La plus chère, la plus tendre, la plus douce parfois
Qui me chante la nuit ma folie sauvageonne
Ses cheveux roux superbes comme des auréoles
C'est mon ange extatique, qui relie mon âme molle
A ces tripes exsangues qui plongent dans ma mer
Furieuse, tumultueuse
Des vagues sur mes pores
Mais la plus proche amie n'est parfois qu'un soupir
Quand il s'agit d'aimer, et de sa brume chaude
Elle parcourt mon corps qui refroidit le sien
J'ai peur de trop aimer ; ma solitude se perd
Et subit un supplice
Que je lui ordonnais
Et toujours dans ce monde, quand j'aimais quelque chose
Je l'ai aimé très fort, bien plus que les mots
(Car même les mots que j'aime ne me sont que des maux
Que jamais je n'arrive à coucher sur papier)
Et j'ai joui souvent d'une nature belle
Une nature dansante
Mais je ne connaissais personne
Qui aima comme j'aime
Alors j'ai aimé seule
Tout sujet de mon âme
Ouragan de sentiments.
C'est
C'est le goût dans ma bouche qui implore et supplie
Qui attend sans détours des vautours abrutis
Dont les tours aériens ont subi les sévices
D'un alcool neptunien, au large des prémices.
C'est l'herbe sous mes pieds quand je cours au printemps
Dans les champs effeuillés de la neige et du vent
Qui souffle parfois tant qu'on oublie qu'on y vit :
On n'y trouve soudain ni l'abscence ni la vie.
C'est l'homme qui s'allonge dans son lit bien trop grand
La tête sur l'oreiller comme sur le bois d'un banc
Dont l'aise est si tremblante qu'il y siffle bien vite
Un cantique, nécromante aux allures moscovites.
C'est ma main lâchée à l'horizon des sables
Qui coulent et tournent et tapent un socle balayable
Dont la poussière minérale se retrouve dans mes yeux
Sans que je l'y invite et les rend malheureux.
C'est enfin le soupir que j'enfreins le matin
En souriant docile à mes voeux enfantins :
Dansant au gré des étoiles, j'ai perdu ma beauté.
Elle m'est venue un soir mais on me l'a ôtée.
C'est le vide.
C'est le goût dans ma bouche qui implore et supplie
Qui attend sans détours des vautours abrutis
Dont les tours aériens ont subi les sévices
D'un alcool neptunien, au large des prémices.
C'est l'herbe sous mes pieds quand je cours au printemps
Dans les champs effeuillés de la neige et du vent
Qui souffle parfois tant qu'on oublie qu'on y vit :
On n'y trouve soudain ni l'abscence ni la vie.
C'est l'homme qui s'allonge dans son lit bien trop grand
La tête sur l'oreiller comme sur le bois d'un banc
Dont l'aise est si tremblante qu'il y siffle bien vite
Un cantique, nécromante aux allures moscovites.
C'est ma main lâchée à l'horizon des sables
Qui coulent et tournent et tapent un socle balayable
Dont la poussière minérale se retrouve dans mes yeux
Sans que je l'y invite et les rend malheureux.
C'est enfin le soupir que j'enfreins le matin
En souriant docile à mes voeux enfantins :
Dansant au gré des étoiles, j'ai perdu ma beauté.
Elle m'est venue un soir mais on me l'a ôtée.
C'est le vide.
Quand les mots ne me parlent plus,
Quand la voix vive s'est éteinte,
Quand mes rêves sont dissolus,
Le papier se fait absinthe.
De la pointe du crayon gris,
Je fais danser des insomnies,
Rêves de mes doigts amaigris.
Je me fais diurne Lupus Dei.
Le loup qui a mangé un agneau,
Blanche victime de lui-même,
A de l'allure ; sous son manteau,
Des volutes bohémiennes.
Je vois des danseuses critiques
Dans mes artères de carbone.
Quand ma langue est phréatique,
Elle se délie comme un trombone
Et fait l'aumône à mes griffes minces,
Leur offre des idées, des vagues
Faites de baisers, de sang de prince
Et d'yeux brillants comme des bagues.
Quand la voix vive s'est éteinte,
Quand mes rêves sont dissolus,
Le papier se fait absinthe.
De la pointe du crayon gris,
Je fais danser des insomnies,
Rêves de mes doigts amaigris.
Je me fais diurne Lupus Dei.
Le loup qui a mangé un agneau,
Blanche victime de lui-même,
A de l'allure ; sous son manteau,
Des volutes bohémiennes.
Je vois des danseuses critiques
Dans mes artères de carbone.
Quand ma langue est phréatique,
Elle se délie comme un trombone
Et fait l'aumône à mes griffes minces,
Leur offre des idées, des vagues
Faites de baisers, de sang de prince
Et d'yeux brillants comme des bagues.
The world is becoming this crazy scene
Where people rush to die in their sleep
Afraid of living, loving and, like leaves
Waltzing in the falling air
But I still believe
I don't want my crystal heart to be torn out
Therefore, I've built the Great Wall of Hope
Around my ribcage, around this ill stage
Of feelings betraying each other
But I still believe
I saw three black eagles in my dreams
It was 3 AM, or maybe my mind kept it real for too long
Reality and dreams are braided together
Entwined like hands shaking out of respect
That's why I believe
I believe these worlds, fighting above my bed
Raining above my head, keep befriending each other
Until the very end of this earthy stage
Like wool and coal, like pigs and doves
I just want to believe.
J'apprécie les hauteurs qui s'amusent la nuit
Dans un ciel assombri à élever les corps.
Elles offrent un autre sens aux cinq assouvis
Par le nez, la peau, la langue, les oreilles
Et les yeux en sommeil qui ne voient que si peu.
Par delà les nuages, c'est le coeur qui observe
Et qui danse les verbes dans un monde sauvage
Comme un ogre qui mange les enfants décimés
Dans des grattes-ciel, des cimes en verre, des quartiers.
Je vois d'en haut les lumières, s'agitant,
Illuminent les immeubles adultes.
Dans les avions, machines à souvenirs,
(Artisans, élixirs, paradis, aviation)
J'aime ce paysage artificiel
Qui me rappelle, par réverbère,
Par ampoule, par fenêtre,
Que milles vies alimentent
Une ville grandissante.
La Critique artistique
Tu es la peau, je suis le cœur.
Tu lis avec ton corps comme un être pluriel
Qui oublie ses attraits en oubliant ces cris
Qu'il entend tard la nuit : enfants à l'agonie.
Les hommes font des critiques,
Plus grands infanticides de notre société.
Abrège mes soupçons, enjambe mes idéaux
Et viens me dire lentement que tu aimes
La vie, la peau, l'expérience
Les choses telles qu'elles sont
Pour ce qu'elles sont, et non pour
Ce qu'elles auraient du être.
Viens me dire que tu veux changer
Ce qui est immoral à tes yeux
Viens me dire que tu veux changer
Ce qui est immortel aux dieux
Fais frissonner mon cœur
Comme s'hérissent les poils sur mes bras
Comme tremble ma cheville en hiver
Comme vivent mes cheveux sous le vent
Fais frissonner mon cœur
De ton langage métaphysique,
Sois l'idéal mystique et
Parfois
Mythique
De l'esprit qui m'enivre.
Le ciel est bleu livide, on dirait aujourd'hui
Une mer malade, dont les yeux ont pâli :
Des nuages graciles s'étirent sur l'horizon
Comme le corps d'amants, symbiose en diapason.
La lente mer du Nord vit et crache ses vagues,
Ébruite l'écume sur des falaises - dagues
Aiguisées au rythme des marées sonores :
Mes silences polissent la poésie qu'une profusion honore.
Le verre de la fenêtre semble abriter - ils meurent ! -
Mes mies, rêves inertes, qui gisent dans mon lit.
Le vent claque sur les murs et raisonnent en mon cœur,
Annonciateur d'un nouveau temps, fait de polysémies
De virgules obscènes, de guillemets fragiles.
Ce fantasme de beauté n'est qu'un cruel songe.
Mon âme en ancolie, fleur pyrénéenne,
Qui glisse, qui aime, qui adore tout,
Qui danse, qui mange, qui dévore tout :
C'est un lac torride qui m'amène en son saint,
Un dieu mauvais au trident succinct,
Une tempête sordide qui ne mène à rien.
C'est la Manche glaciale qui crève mes matins.
Je me sentirais bien - avec toi ?
De partir - Non, sans toi,
En solitaire damnée
Par la mer sauvage
Et les nuages gris
Comme des mirages
Sur ce cœur alourdi
D'une ombre impalpable
Qui parfois balbutie
Devant ses semblables
Qui pousse des cris
Pour l'œuvre déplorable
Qu'est devenu ma vie
Qu'est devenue mon âme.
Une mer malade, dont les yeux ont pâli :
Des nuages graciles s'étirent sur l'horizon
Comme le corps d'amants, symbiose en diapason.
La lente mer du Nord vit et crache ses vagues,
Ébruite l'écume sur des falaises - dagues
Aiguisées au rythme des marées sonores :
Mes silences polissent la poésie qu'une profusion honore.
Le verre de la fenêtre semble abriter - ils meurent ! -
Mes mies, rêves inertes, qui gisent dans mon lit.
Le vent claque sur les murs et raisonnent en mon cœur,
Annonciateur d'un nouveau temps, fait de polysémies
De virgules obscènes, de guillemets fragiles.
Ce fantasme de beauté n'est qu'un cruel songe.
Mon âme en ancolie, fleur pyrénéenne,
Qui glisse, qui aime, qui adore tout,
Qui danse, qui mange, qui dévore tout :
C'est un lac torride qui m'amène en son saint,
Un dieu mauvais au trident succinct,
Une tempête sordide qui ne mène à rien.
C'est la Manche glaciale qui crève mes matins.
Je me sentirais bien - avec toi ?
De partir - Non, sans toi,
En solitaire damnée
Par la mer sauvage
Et les nuages gris
Comme des mirages
Sur ce cœur alourdi
D'une ombre impalpable
Qui parfois balbutie
Devant ses semblables
Qui pousse des cris
Pour l'œuvre déplorable
Qu'est devenu ma vie
Qu'est devenue mon âme.
Sa voix
Glisse sur mes cheveux, dont les mèches voleuses
Ont été relevés, barrière archaïque
Aux lentes envolées de sa gorge cosmique
Dont la fumée sonore, à mon âme, est frôleuse.
Contourne mon oreille d'un doigt magicien,
Enserre ma gorge comme un collier nacré ;
Main habile et subtile sur mon cou s'est ancré
Où un grain de beauté, terrassé, ci-gît, sien.
Appuie encor mes seins, mon cœur et mes soupirs
Comme un alcool subtil s'insinue dans des veines,
Comme Amour peut avoir Violence d'ébène,
Comme un rire cruel dévoile les vampires.
M'arrache les hanches, agrippe mes os,
Amène la poupée comme un pantin mobile
Près de son corps bestial, lorsqu'à peine nubile,
Le mien peine-t-encore à ouvrir ses réseaux.
Rend ma cuisse tremblante, à l'état fugitif,
Où l'affranchi s'éveille -du revers de la main-
Touche la liberté, en fait son examen,
Et caresse sa peau qui le rend créatif.
Sensiblement résonne autour de mes genoux,
Modèle mes mollets, demi-temps des valseuses.
S'abaisse jusqu'à baiser mes pieds de danseuse
En frappant le parquet d'un dur Sol, à genou.
Anime mes orteils de spasmes décadents.
Peint mes ongles de rouge et mon ombre d'orange.
Tu as cette voix. Ne me trouve pas étrange.
Ma décence s'est envolée : je mords, Adam,
Ta pomme.
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